Alors que la Chapelle Sixtine est considérée comme un chef-d’œuvre de l’art et un symbole du génie de Michel-Ange, peu de gens savent que l’artiste a en réalité détesté travailler sur cette célèbre fresque. Dans cet article, nous allons explorer les raisons pour lesquelles Michel-Ange aurait eu si peu d’amour pour l’une de ses œuvres les plus remarquables et comment il en a fait un poème.
Pourquoi Michel-Ange a-t-il détesté peindre la Chapelle Sixtine ? #
Tout d’abord, il faut savoir que Michel-Ange était principalement un sculpteur, et non un peintre. Il aurait préféré passer son temps à tailler du marbre plutôt qu’à tenir un pinceau. La tâche de peindre la chapelle Sixtine lui a été imposée par le pape Jules II, qui voulait des décorations grandioses pour sa chapelle privée. Cependant, Michel-Ange ne s’était jamais vraiment considéré comme étant à la hauteur pour mener à bien un tel projet d’envergure.
La position inconfortable de l’artiste pendant sa réalisation #
Ensuite, les conditions de travail étaient extrêmement difficiles. Michel-Ange devait peindre le plafond de la chapelle Sixtine, ce qui signifiait travailler en hauteur, souvent perché sur une échelle ou un échafaudage. Sa position était inconfortable et douloureuse pour lui. Cela à tel point qu’il a écrit un poème exprimant toute sa colère face à cette situation.
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Le poème de Michel-Ange : une critique acerbe de son travail #
Dans son poème intitulé « À Giovanni da Pistoia », Michel-Ange se plaint amèrement de sa situation et décrit avec mordant les souffrances physiques qu’il endure alors qu’il travaille sur la Chapelle Sixtine. Ses mots sont pleins d’ironie et de sarcasme, démontrant clairement que l’artiste n’appréciait pas du tout cette tâche. Voici quelques extraits de ce poème :
« Ma barbe dans le ciel tend son repaire,
Perché j’suis là depuis oisiv’ calendrière » :« J’ai pris contorsion de sorcièr’ rogatoire,
Mon ventre presse’n haut ma vessie rebatue » :« Je vis dans l’enfer depuis si longtemps enfermé
Que j’en suis devenu forgeron tant temp’ passé ».
Ces vers montrent bien à quel point Michel-Ange se sent malheureux lorsqu’il travaille sur la fresque de la chapelle Sixtine. Il compare même son sort à celui d’un individu condamné aux flammes de l’enfer.
Les traces invisibles de la colère de Michel-Ange #
Des détails cachés dans la fresque ? #
Certains chercheurs et historiens de l’art estiment que Michel-Ange aurait exprimé sa critique envers le travail sur la Chapelle Sixtine d’une manière plus subtile, en intégrant des détails symboliques dans les images même. Ces détails, peu visibles aujourd’hui car la fresque a vieilli, seraient un moyen pour l’artiste de communiquer ses sentiments négatifs à propos de la tâche qui lui a été imposée.
Influences de ce mécontentement sur son style ? #
D’autres experts suggèrent que le mécontentement de Michel-Ange pourrait avoir influencé son style artistique durant la réalisation du chef-d’œuvre. Ainsi, certaines figures peintes sur la voûte de la chapelle Sixtine pourraient être interprétées comme des représentations de la souffrance humaine ou de l’enfer, reflétant ainsi les pensées de l’artiste au cours de cette longue et pénible entreprise.
L’héritage controversé de la Chapelle Sixtine et du poème de Michel-Ange #
Malgré les difficultés rencontrées lors de la création de la fresque et le désamour de Michel-Ange pour cette œuvre, la Chapelle Sixtine demeure aujourd’hui un monument incontournable de l’histoire de l’art. Le génie artistique et technique dont a fait preuve l’artiste dans cette réalisation est indéniable.
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Quant au poème de Michel-Ange, il témoigne d’une vision moins idéalisée de l’art et de ses créateurs. Il nous offre un regard unique sur les sentiments réels de l’artiste face à cette tâche monumentale et nous rappelle que même les plus grands génies peuvent parfois souffrir pour atteindre la perfection.
- Tâche : peindre la chapelle Sixtine
- Michel-Ange : sculpteur contraint de peindre
- Critique : poème exprimant son mécontentement
- Chef-d’œuvre : résultat controversé mais admiré